dimanche 25 juin 2017

Libre de la peur


Récemment, je suis tombé amoureux. Encore une fois. Vous savez comment ça se passe. Il suffit d’un instant, d’un échange de regard qui ouvre l’espace d’une rencontre. Non, je ne veux pas vous parler de ma vie sentimentale. J’ai rencontré un autre enseignant spirituel. Encore un. Je rigole quand je pense à ceux de mes amis qui s’accrochent à un maître, à une vérité, comme s’ils se cramponnaient à une bouée au milieu de l’océan, alors qu’il y en a tant, que la vérité a tant de visages, de voix. Il y en a pour tous les goûts, toutes les sensibilités, toutes les couleurs d’âme. Il s’agit de lâcher un jour la bouée pour goûter au bonheur de nager, n’est-ce pas ?

Cet enseignant se nomme Yvan Amar. Il est décédé depuis 1999 mais il n’empêche qu’on peut, comme avec tous les maîtres authentiques, en parler au présent car il exprime quelque chose qui demeure. Né en France, il a été proche de Chandra Swâmi et de Jean Klein avant de développer son propre enseignement à la confluence de trois héritages culturels : l’hindouisme, le judaïsme et le christianisme. Le point tournant de sa recherche a été le moment où il a compris que l’éveil qu’il cherchait ne se trouvait pas dans une transcendance de la vie et du monde mais dans une relation consciente à tout ce qui est. En cela, il est très proche de Richard Moss qui insiste sur l’équivalence fondamentale entre la relation à soi-même, la relation à autrui et la relation au mystère d’être. Yvan et Richard, qui étaient amis, se rejoignent dans l’énoncé de l’évidence du fait que la véritable non-dualité est dans la relation, et non dans une transcendance spirituelle qui dévalue la vie dite ordinaire.

J’avais déjà lu plusieurs textes remarquables d’Yvan Amar, dont son commentaire éclairant des Dix Commandements, mais notre rencontre récente s’est faite par l’entremise d’un petit livre d’entretiens où il expose son approche en détail : L’Effort et la Grâce. J’y ai trouvé la description peut-être la plus précise et la plus claire que je connaisse du processus de l’éveil, que je vous livre in extenso car elle dissipe nombre de malentendus :

« Quand un être vit un véritable éveil, il le vit de façon absolue : il n’y a pas de demi-mesure dans ce domaine. Pendant une période plus ou moins longue, cette qualité d’éveil a pour propriété d’abolir toute obstruction. Ensuite, il faut un certain temps pour que l’éveil soit entièrement intégré aux niveaux du mental (pensées), du cœur (émotions) et du corps (sensations). Au cours du processus de l’éveil, tout ce qui psychologique, affectif, instinctif est totalement purifié, transfiguré. Ensuite, c’est comme si la mer se retirait. Commence alors un long processus d’intégration au différents niveaux de la conscience, sur un chemin qui va du plus subtil au plus dense.

Si le niveau le plus subtil apparaît comme le plus insaisissable, c’est cependant le plus accessible à la transformation; celle-ci commence au niveau mental. L’éveil extirpe le doute, premier poison du mental. Au fur et à mesure que l’éveil s’intègre au niveau psychologique, le doute disparaît, sans être pour autant remplacer par son contraire – la conviction, la certitude – car la qualité fondamentale de l’éveil est de ne pas connaître le contraire. Il ne connaît que l’évidence, qui engendre la vision non-duelle de sagesse, de non-séparation. Ce qui signe cette intégration de l’éveil au niveau psychologique, c’est la disparition de l’image de soi : celui qui a intégré l’éveil au niveau psychique, symbolique, ne défend plus aucune image de lui-même; le doute a quitté le mental, l’instructeur vit dans l’évidence. C’est le niveau d’intégration de l’éveil le plus fréquent chez un instructeur spirituel.

Le doute extirpé, l’éveil pénètre le second niveau de la conscience, celui du cœur et des émotions. De la même façon, celles-ci ne vont pas être abolies mais s’accomplir en sentiments. En s’intégrant de plus en plus profondément dans la zone émotionnelle, l’éveil éradique la colère. Il ne la remplace pas par le calme mais par la compassion. Seul celui qui a intégré cette dimension peut « souffrir avec », et se mettre au niveau de chacun des individus auxquels il s’adresse. Il n’est pas au service d’un éveil mais de cette Réalité qui est au cœur de la personne qui vient le voir. Il est véritablement un serviteur du Réel, donnant exactement ce dont l’autre a besoin. Là s’affirme la différence entre séducteur et conducteur. Celui qui dépend encore de l’image de lui-même – n’ayant pas intégré l’éveil au niveau mental et affectif – est incapable de compassion réelle. Il peut avoir des intuitions justes, des inspirations, mais s’il n’a pas intégré l’éveil, il n’est pas complètement structuré. Dans une filiation traditionnelle, un maître ne demande pas à un de ses élèves dont ce serait la vocation d’enseigner s’il n’a pas intégré cette qualité de conscience. Là réside la grande valeur de la transmission.

 Le degré le plus profond de cette conscience se situe enfin au niveau physique. Lorsque la conscience d’éveil intègre la modalité physique de la conscience, elle rencontre la peur, le troisième poison, celui qui est inscrit dans le corps. Il s’agit de la dernière grande transformation. Vivre l’éveil donne la conscience de la Réalité mais ne libère pas de la peur. De la même façon qu’au niveau mental il y a eu la disparition du doute et au niveau affectif celle de la colère – disparitions sanctionnées par l’effacement du sentiment de solitude et de séparation –, l’intégration sur le plan physique va faire disparaitre la peur – disparition sanctionnée par la mort de l’identification au corps. C’est la mort de la peur de la mort ! Il s’agit de l’ultime intégration de l’éveil. La peur est alors convertie en joie et connaissance. Chez ceux, fort rares, qui intègrent ce niveau, se produisent des transformations énergétiques qui présentent des capacités de guérison. Lorsque l’image de soi est éliminée par l’extirpation du doute et que le sentiment de solitude l’est au niveau émotionnel par l’abolition de la colère, les modalités de la peur psychologique et affective disparaissent. Seule subsiste la peur archaïque tant qu’elle n’a pas été extirpée au niveau physique. Être libéré du doute puis de la colère sont des étapes fondamentales dans l’évolution d’un homme, mais il n’y a de plénitude que par la complète disparition de la peur instinctive et sa conversion en connaissance, ou plutôt en inconnaissance joyeuse. »

Tout est là, ou du moins l’essentiel de ce qu’il faut savoir quand on cherche ce serpent de mer qu’est devenu l’éveil dans le landernau spirituel. Yvan Amar nous dit en substance que l’important, ce n’est pas l’éveil mais son intégration. Ici, il met en évidence l’articulation entre le phénomène que l’on peut dire abrupt de l’ouverture de conscience, et l’évolution progressive que réclame son intégration. On sait assez bien comment provoquer le satori, mais encore faut-il en revenir car la rupture des digues et l’effondrement de la structure mentale limitative provoquent très généralement ce qu’on peut sans ambages qualifier d’une ivresse spirituelle. Dans le contexte des écoles traditionnelles, le rôle du maître est justement bien souvent de tempérer cette ébriété de l’état d’éveil, au risque sinon que le nouvel « éveillé » aille courir tout nu dans les rues en prêchant la bonne parole à qui ne veut vraiment pas l’entendre. Cela prend beaucoup de rigueur et de travail pour revenir à la sobriété sans perdre la lumière, c’est-à-dire accéder à ce que les soufis appellent la « sobre ivresse ».

Yvan explique clairement quels sont les trois poisons : le doute, la colère et la peur… et comment le processus les transmute, non en leur contraire mais en les résorbant dans un autre niveau de conscience. Ainsi, il ne s’agit pas de remplacer le doute par une certitude ou une croyance, qui ne sont que la couverture du doute, mais de dépasser cette dualité par la reconnaissance de l’évidence. De même, le mouvement qui se manifeste en colère ne disparaît pas mais il est soudain entendu comment celle-ci exprime une souffrance qui nous relie aux autres et appelle notre compassion, notre « souffrir avec ». Quant à la peur, Yvan cite ailleurs Ronald Laing qui disait : « moi qui ne suis pas libre de la peur, je suis libre de la peur d’avoir peur. » Être libre de la peur, ce n’est pas ne plus jamais ressentir de peur, mais c’est comprendre que si la peur est à vivre, elle ne nous concerne pas vraiment. Ainsi, il est inévitable que le corps ait peur de la mort mais nous ne sommes pas le corps, et nous pouvons donc ressentir la peur dans nous y identifier, sans qu’elle nous limite. La conscience est alors libre.

En exposant avec précision les étapes et le degrés de cette intégration, Yvan nous donne le moyen de reconnaître la valeur d’un enseignement spirituel et de qualifier les enseignants qui le dispense. La question n’est pas de savoir si ces derniers marchent sur l’eau dans leur baignoire mais où ils en sont avec leur image d’eux-mêmes. Acceptent-ils qu’on l’égratigne un peu ? Sont-ils capables de rire d’eux-mêmes et de leur prétention à refléter le Réel ? Et que nous refilent-ils comme camelote ? S’il s’agit de certitudes à propos de la vérité qu’ils détiennent et de promesses quant à la solution de tous nos maux quand nous aurons absorbé leur divine sagesse, il est certain que c’est un enseignement frelaté. S’ils entretiennent la division entre les rares éveillés dont ils sont et la masse des crétins que nous sommes et qui n’ont pas encore compris combien leur lumière méritait d’être portée sur un piédestal, ce sont des escrocs. S’il éprouvent encore le besoin de dénoncer l’erreur chez les autres, c’est qu’ils n’ont pas intégré leur éveil au niveau du cœur. Et la question à leur poser est pour savoir où ils en sont dans leur intégration est : de quoi ont-ils peur ?

Dans le texte que je cite plus haut, ce sont sans doute les deux derniers mots qui sont les plus importants pour éclairer ce dont nous parlons. Yvan dit que la peur est finalement convertie en « inconnaissance joyeuse ». Il sous-entend là quelque chose d’énorme, qui tient dans le fait que derrière toute tentative de savoir, il y a la peur. C’est ce que nous appelons généralement tout à fait improprement du beau nom de « connaissance ». Or celle-ci implique étymologiquement de « (re)naître avec » chaque nouvelle connaissance, c’est-à-dire de repartir à neuf, d’être transformé par la connaissance. Tandis que dans le savoir, il y a l’appropriation qui va avec « avoir » et on est dans la logique de l’accumulation, ou de ce qu’Yvan appelle la « prospérité spirituelle » : on s’assoit sur un tas d’écritures sacrées, de citations illuminantes et de paroles définitives, et on attend qu’elles nous ouvrent l’esprit. Mais quand cela advient, tout s’envole et il reste l’adage socratique : « je sais que je ne sais pas ». La connaissance du mystère d’être tient toute entière dans le fait de reconnaitre que le mystère est vraiment mystérieux et que nous ne saurons rien de son fin mot, ce qui est tout à fait heureux.

Plus loin, Yvan laisse entendre que tant que l’éveil est un but, il ne saurait y avoir d’éveil conscient car la recherche même de l’éveil entretient la dualité dont l’éveil est censé nous sortir. « Lorsqu’on souhaite vivre cette expérience, l’erreur est d’attendre quelque chose de bien, de beau, et de vouloir à tout prix l’accueillir à bras ouverts. Le grand secret, c’est en fait de lui tourner le dos ! ». Tant que l’on cherche ainsi l’éveil, on coure après un rêve d’éveil : ce sera donc merveilleux quand je serai délivré de moi-même, de mes mécaniques affectives et psychologiques, de mes conditionnements. La non-dualité que nous recherchons est une abstraction qui nous éloigne de la réalité de la vie. Mais la clé que nous livre ici Yvan, c’est qu’au contraire, c’est lorsque nous accepterons pleinement d’être consciemment l’être que nous sommes avec ses mécaniques et ses conditionnements que quelque chose d’entièrement différent de tout ce que nous avons connu jusque-là s’ouvrira. Nous cesserons d’être divisés à l’intérieur de nous-mêmes et notre conscience pourra se réorganiser à un autre niveau…

Il souligne qu’à l’inverse d’être un but, l’éveil est un point de départ. « On croit à tort que l’évolution humaine s’achève dès lors qu’advient l’éveil. En réalité, elle ne fait que commencer. » En effet, il devient clair dès lors que le processus d’éveil n’a pas de fin, et que plutôt que d’être arrivé au club très fermé des « éveillés », on entre dans le flux de la vie qui est un processus continu d’éveil. On accompagne beaucoup plus consciemment ce processus de création de conscience qui a toujours été là, dont on devient d’une certaine façon le jardinier attentif. On découvre, pour reprendre une expression zen, qu’on a cherché le bœuf sur lequel on était assis. Car, nous dit Yvan :

« En réalité, le processus d’éveil est présent en permanence mais, peu soucieux de découvrir notre véritable nature, nous sommes trop peu réceptifs pour qu’il agisse en nous. »

Voilà encore une clé de première importance : il s’agit moins de faire des efforts pour parvenir à quelque chose que d’être réceptif, et de laisser le processus naturel agir en nous. Et dès lors, il apparaît que vivre, c’est s’éveiller sans trêve. À chaque fois que l’on comprend un rêve par exemple, on vit un petit satori avec un moment de « haha! » : quelque chose d’inconscient vient de devenir conscient et notre conscience s’élargit. De la même façon que bien souvent, les gens qui disent ne pas se souvenir de leurs rêves ne font pas attention aux toutes petites images qui leur viennent le matin parce qu’elles voudraient n’avoir que de grands rêves, nous courons derrière le grand Éveil en prêtant rarement attention aux petits éveils quotidiens. Le maître zen Deshimaru se moquait des occidentaux en quête d’éveil en disant : « ils veulent tous l’illumination style palais de Versailles mais ils ne savent pas qu’il existe toutes sortes de satori, des petits, des gros, des moyens… la vie est une succession de satori plus ou moins forts. » 

Mais là encore, Yvan pointe l’essentiel : un, deux, mille éveils… c’est bien beau. Mais qu’en fait-on ? Comment contribuons-nous avec notre éveil à la beauté du monde ?

16 commentaires:

  1. "Vivre la vie est la solution à la vie" (franck Lopvet;Un homme debout)

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    1. Oui ! Merci pour ce commentaire, qui résonne avec l'aphorisme majeur de Wittgenstein : "la solution de l'énigme, c'est qu'il n'y a pas d'énigme".

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  2. Et comme par hasard, je tombe sur un texte de Henri Gougaud qui résume en quelques lignes la transmutation dont il est question ici, texte que je m'empresse bien sûr de publier sur mon blogue poétique : http://jubilarium.blogspot.ca/2017/06/cette-sorte-dattention-quon-appelle.html

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  3. Le problème de l'éveil c'est qu'il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus. Beaucoup de connaitront jamais l'éveil donc pour moi l'éveil n'est pas très pertinent d'un point de vue collectif. D'ailleurs très peu parlent de la face cachée de l'éveil, celle d'une quête mentale et extrêmement amer et fatigante qui n'aboutira pas forcément.

    Et puis comme disait un maitre zen français, il y a selon lui plein de sortes d'éveil. L'éveil pour un musicien c'est de s'épanouir dans sa musique et chez un peintre c'est de créer de la bonne peinture donc chacun peut avoir sa propre conception de l'éveil, il n'y a pas une école de l'éveil. Même Amar ne donne qu'une vision très personnelle de l'éveil.

    Certains parlent encore de l'éveil comme d'une formidable expérience existentielle mais aucune expérience ne dure, on ne peut donc pas vraiment dire qu'il s'agit de l'éveil. D'autre parle d'une non expérience , d'un soleil qui ne brille pas et ça me semble déja plus juste.

    Enfin, je rejoindrais la conception de Ramana Maharashi concernant l'éveil, une conception existentielle, mystique et qui est en adéquation avec ma personnalité, à savoir que l'éveil est selon moi la compréhension intime que l'on est ni le corps ni le mental mais la conscience universelle.

    Quoiqu'il arrive, que cela ne nous empêche pas de continuer de r^v...je pense aujourd'hui qu'en analysant correctement ses r^v on peut vraiment se perfectionner et c'est toujours ça de gagner.

    X

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    1. Merci X pour ce commentaire, fort pertinent.

      J'ai cru que tu l'avais effacé mais je viens de le retrouver : Google l'a pris pour un pourriel, mais je l'ai donc restauré.

      Je suis essentiellement d'accord avec toi. D'abord, il y a une question de vocabulaire, et donc toutes sortes d'éveil. Je souligne ce que tu dis là : il n'y a pas une école de l'éveil. Ce phénomène fait partie de la nature de la conscience et se manifeste selon la forme qu'elle prend : la conscience du musicien s'éveille dans la musique, celle du peintre dans la peinture, etc. Et je t'accorde que Amar donne une vision très personnelle de l'éveil, mais c'est une vision qui me semble pouvoir être utile à nombre de chercheurs qui ont tendance à se garer dans l'Absolu. Il a la vertu de ramener l'éveil dans la vie...

      Tu as tout à fait raison qu'en dernier lieu, l'éveil ne saurait être considéré comme une expérience, c'est la non-expérience par définition, le Sol niger (soleil noir) des alchimistes. Mais dès lors qu'on en parle, on semble le faire entrer dans le champ des concepts et des expériences. C'est l'éternel problème de la lune et du doigt qui montre la lune. Faut-il pour autant trancher le doigt ? Cela ne change rien pour la lune, et il se trouvera peut-être quelqu'un pour regarder dans la bonne direction !

      La conception de Ramana Maharshi est aussi en adéquation avec ma personnalité. Yvan Amar ne l'aurait pas, je crois, démenti. Il souligne simplement que cette compréhension doit être intégrée. Et en effet, que cela ne nous empêche pas de rêver... ;-)

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    2. La seule chose dans l'univers qui soit une non expérience c'est la chose la plus proche de nous, en fait c'est nous - même. Donc pour moi l'éveil qui est le Tao ou Soi c'est tout simplement nous même.

      Nous ne pouvons pas nous expérimentez nous même parce que notre véritable indentité ou nature comme on dit n'est pas observable mais c'est d'être l'observateur-créateur premier. L'Observateur que nous sommes ne peut évidemment pas être observé puisqu'il est l'Alpha de toutes choses, nous sommes comme un trou noir et toute notre personne ou persona on peut dire n'est qu'un masque humain pour expérimenter le monde tridimensionnel dans un but qui dépasse en général la compréhension de notre personne.
      Il n'y a selon moi donc même pas d'incarnation sur Terre, il n'y qu'une sorte de projection holographique extrêmement complexe devant nous et par nous même que l'on appelle état de veille et état de r^v.

      Quand l'ego ou conscience de soi apparait l'état de veille apparait alors. Quand l'égo n'apparait pas les rêves ou contenu inconscient apparaissent ou bien le sommeil sans rêve qui est le 3 ème état de conscience.
      Toute la question est de comprendre le langage de l'inconscient qui est en fait un contenu projeté par notre propre conscience universelle adressé a notre personne ou persona. D'après mon expérience chaque r^v analysé correctement nous permet d'avancer toujours un peu plus vers une plus grande compréhension intuitive et existentielle de notre véritable nature ou conscience universelle qui est en fait la totalité de l'univers. Selon moi un r^v bien compris c'est avancer d'une case de plus sur le monopoly et Jung en avait parlé en parlant de spirale. C'est a dire que nous nous envoyons a nous même des informations - les r^v - pour modifier nos connections cérébrales et assouplir notre logique afin d'appréhender de plus en plus notre propre nature.


      X

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  4. Ma théorie c'est qu'en assouplissant notre logique matéraliste à travers l'étude des r^v, on assouplirait aussi l'univers "physique", autrement dit a un certain niveau pour ne pas dire a un très gros niveau on pourrait vraiment marcher sur l'eau. Le plus dingue c'est que ça ne me semble même pas une utopie, il faudrait juste que nous arrivions a accepter radicalement qui nous sommes vraiment, chose que nous sommes incapable de faire tellement la pilule est énorme a avaler et c'est a mon avis la que l'étude des r^v prendrait tout son sens, a savoir que ce serait une ou peut être même la seule voie alternative qui permettrait une modification des connections cérébrales, neuronales et donc aussi de la réalité. Autrement dit , les r^v seraient une porte d'accès vers le surhomme, vers une conscience-inconsciente, seul moyen pour que la conscience universelle que nous sommes vraiment puisse se connaître plus qu'elle ne se connait déja.

    X

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  5. Voila une video très sympa qui prouve que les gens les plus connectés a la Source ont des capacités supérieurs. Sachant que les r^v sont des contenus envoyés par la Source - Source que nous sommes je l'ai dit - il serai dommage de s'en priver et de ne pas chercher a les comprendre et a comprendre le sens cachée de toute cette histoire ca je crois qu'il y a une Enigme, l'Enigme de la vie, et que nous sommes la pour la résoudre.

    X

    https://www.youtube.com/watch?v=4NhQZ6dJzIo

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  6. On entend souvent parler du caractère social de l'éveil et peu du coté transcendantal, suprême, absolu je dirais.
    Cependant , les rêves peuvent nous donner quelques indications quant a notre véritable nature. Par exemple on rêve que l'on cherche son ordinateur et on se réveille, ce qui signifie qu'on cherche son cerveau, son Moi, on cherche a se réveiller...le Moi vu comme une intelligence artificielle par l'inconscient, le cerveau est pour l'inconscient un simple ordinateur. Ou encore on remonte dans sa voiture et on se réveille ce qui signifie qu'on retourne au corps, pour l'inconscient le corps est un simple véhicule...
    Qu'est ce que cela signifie ? que les outils que nous considérons comme des outils vivants ne le sont pas, les corps et le cerveau sont peu de choses pour l'inconscient mais alors ou se situe la véritable intelligence ? j'ai la réponse je ne vous le cache pas...;)

    X

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  7. Un rêve qui défie la mort ?

    je suis en Inde, je vois un homme extrêmement pauvre et des bouses des vaches sur le sol.
    Je suis dans un ashram, dans un jardin, Mooji est avec des disciples et l'un d'eux me donne un très petit livret de forme cubique mais ça ne m'intéresse pas. Je commence alors a parler aux gens, je leur dis que je préfère les discussions ouvertes, je leur explique que l'animus enseigne et l'anima réconforte.
    Puis je demande a un disciple ce qu'il sait de la réincarnation, il me dit qu'il croit mais n'a pas d'arguments. Je regarde Mooji a ma gauche qui reste silencieux et lui sourit malicieux, lui aussi a les yeux malicieux en me regardant. Je dis au disciple pour le provoquer que peut être la reincarnation n'existe pas...

    Je suis dans ma jeep et je perd le controle du véhicule dans une courbe, il y a un grand trou sur la route, je pars vers la gauche, je me dis que je vais mourir puis plus rien.

    Je suis avec 2 esprits, je ne sais pas exactement, je demande ou est mon épouse, l'un deux me dit qu'il ne sait pas alors que j'attrape et lui fait une prise d'étranglement et sert mais ca ne marche pas sur lui, il me dit alors que pleins de gens me regardent, me suivent ( d'en haut ), je lui demande combien de personnes , il me dit 1 million. Il me dit qu'ils admirent ma résistance.

    Douglas

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    1. Merci Douglas pour ce rêve très intéressant. Je n'offre pas d'interprétation aux rêves dans les commentaires.

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  8. Je laisse ici un réflexion qui me semble assez originale pour la partager : il n'y a pas très longtemps j'ai fait un cauchemar, les cauchemars sont assez rares et peu perturbants voir pas du tout aujourd'hui mais la question n'est pas la , j'expérimente alors dans mon sommeil un sentiment négatif que je n'ai jamais expérimenté et surtout plus en fait, je me réveil et je me dis fasciné que ce sentiment horrible n'existe même pas chez l'homme, dans la panoplie sentimentale de l'homme, c'était un sentiment horrible mais complètement nouveau et qui correspondait à des images d'un rêve que j'ai oublié immédiatement et sans importance selon moi. Seul le sentiment, l'émotion m'a marquée.
    Poursuivant ma réflexion je me suis dit que 1. techniquement la conscience absolue, notre propre esprit en fait, ne connait aucune limite créative mais que 2. elle avait heureusement limité sa créativité pour nous rendre la vie plus facile, comprendre que l'équilibre psychique du Moi reposerait sur un bridage volontaire de la conscience absolue vis a vis "d'elle même", c'est a dire vis a vis de son Moi. En écrivant ces lignes je pense a A. Jodorowsky qui mieux que personne a su expliquer en quelques mots la carte du Diable dans le Tarot : " entrer profondément dans sa créativité dans avoir peur de se voir "

    Ps : je parle de conscience absolue ou de supra conscience parfois pour parler en fait de l'Inconscient qui ne me semble plus un terme approprié même si je considère que les rêves sont des contenus inconscient.

    Douglas

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    1. Merci Douglas pour cette réflexion en effet tout à fait pertinente. Il y a de bonnes raisons de penser en effet que le Soi est dans un état de conscience totale qui est restreinte pour permettre l'apparition de la conscience relative du moi. On peut dire dans cette perspective que le Soi est une supra-conscience, que l'on distingue alors de mémoires subconscientes. Mais alors, il faut se rappeler que le terme "inconscient" ne veut pas dire que ce qui est désigné là soit inconscient, mais seulement que nous (le moi) n'en sommes pas conscients.

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  9. J'ai profondément apprécié votre présentation d'Yvan, merci, Nadège

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    1. Merci Nadège. Plus que de tout autre, je suis touché par votre appréciation...

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