Accompagnement

J’offre un accompagnement psycho-spirituel par le rêve et la méditation à toute personne en recherche d’un contact profond avec son âme, et particulièrement à celles qui sont en émergence spirituelle ainsi qu’à celles qui sont confrontées à une grave maladie ou à l’approche de la fin de la vie.

Je ne suis pas psychologue ni psychanalyste ou psychothérapeute. Je ne suis pas habilité à poser quelque diagnostic que ce soit et, de toute façon, cela ne m’intéresse pas de mettre « en boîte » ce qui vous arrive. Je n’ai pas de solution à vendre pour ce que vous pensez être vos problèmes, ni de méthode miracle dont faire la promotion pour surmonter les difficultés de l’existence. Je me contente de vous accompagner sur votre propre chemin en vous offrant une écoute profonde, tant de ce que vous avez à dire que de ce que vos rêves y ajouteront. Je propose parfois des exercices de méditation ou d’imagination active, des lectures ou des outils qui pourraient vous faire « changer de lunettes » et envisager les choses sous un autre angle, élargir votre champ de vision.

La beauté de l’accompagnement, c’est que c’est une promenade au travers des contrées de l’âme plutôt qu’un travail – mot dont l’étymologie se rapproche de la notion de torture – et que c’est tantôt l’un, tantôt l’autre, qui marche devant. Je suis moi-même un voyageur qui a une certaine expérience des monts et des vallées que nous traversons ensemble mais ne cesse d’apprendre et de découvrir, avec vous, de nouvelles profondeurs. J’agis avec les personnes qui me font confiance dans cette aventure comme un guide de pêche qui a une bonne idée d’où il y a du poisson, et aussi des précautions à prendre pour éviter d’être pris dans les remous. Je n’enseigne rien, car je crois que vous êtes toujours et en toute circonstance le meilleur enseignant que vous puissiez rencontrer, mais j’aime partager le bon pain qui nourrit l’être intérieur, et tous ces joyaux de pure beauté qui parsèment le chemin.

Je dois préciser que je n’ai rien contre les psychologues, psychiatres et autres psychothérapeutes. Je vous encouragerai toujours à travailler sur vous-même avec des professionnels si vous en ressentez le besoin, et si vous êtes en thérapie, je vous inviterai à vérifier auprès de votre thérapeute qu’il ne voit pas d’inconvénient à la démarche que vous souhaitez faire avec moi. Pour ma part, j’insiste sur la dimension spirituelle du terme « psycho-spirituel », c’est-à-dire que ce sont la vie de l’âme et la dimension du sens, ainsi que la poésie et la beauté de vivre, qui m’intéressent au premier chef. Il ne m’appartient pas de soigner (Soi-nier) mais je me réjouis toujours de voir quelqu’un guérir (gai rire). En contrepoint de tous les marchands de « croissance personnelle », je propose d’œuvrer à notre décroissance personnelle jusqu’à disparaître dans le paysage et rejoindre par là notre véritable nature, non séparée des étoiles et de l’océan, des rivières et de la forêt, sans limites.

Pour plus d’information sur le cadre que je propose, veuillez consulter ma « formule de consentement ». 

ÉMERGENCE SPIRITUELLE


Le terme « émergence spirituelle » a été introduit par Stanislas et Christina Grof[1] pour regrouper un ensemble de problématiques mal appréhendées par la psychiatrie contemporaine, à savoir celles de personnes confrontées à :
  • Des expériences paroxystiques d’ouverture et de conscience d’union avec des dimensions non ordinaires de la psyché, qui peuvent être divines, angéliques ou au contraire démoniaques.

  • Une montée de kundalini, c’est-à-dire des phénomènes énergétiques dans le corps, souvent avec une forte chaleur et une intensité particulière au bas de la colonne vertébrale.

  • L’expérience d’états proches de la mort ou d’envahissement par des entités « de l’autre côté ».

  • La réminiscence soudaine de vies antérieures.

  • La crise de vocation chamanique, souvent manifeste dans une maladie consécutive au refus de l’appel.

  • La communication avec des guides spirituels et leur canalisation.

  • L’éveil de perceptions extra-sensorielles.

  • Des états de possession.

  • La découverte de talents insoupçonnés de guérisseur, magnétiseur, médiumnité, etc.

  • Nombre de problématiques d’addiction.

Cette liste n’est pas exhaustive, et ces catégories ont des frontières assez vagues qui se chevauchent souvent. Ce sont des passages souvent très éprouvants, tant pour la personne qui les traverse que pour ses proches. Les Grof ont, avec humour, pointé au travers d’un jeu de mots sur la « spiritual emergency » la proximité qu’il peut y avoir entre « émergence spirituelle » et « urgence spirituelle ».

La psychologie et la psychiatrie contemporaines, une fois vérifié qu’il ne s’agit pas là des symptômes d’une maladie mentale, n’ont pas grand-chose à offrir à ces personnes, à moins que le psychologue ou le médecin soit lui-même passé par là. Jung a été de ceux-là, et c’est ce qui le rend difficilement accessible à tous ceux qui préfèrent ignorer ces dimensions de la psyché humaine ou, pire, les réduire à quelque absurdité au moyen de tours de passe-passe intellectuels en forme de « ce n’est que… ». Les textes anciens regorgent d’exemples et de précieuses indications quant à la façon de composer avec de telles expériences, dont il faut dire tout d’abord que, si elles ne sont pas communes, elles sont normales et de plus en plus répandues. Le plus grand danger que vous courez dans de telles circonstances est de vous isoler et de vous enfermer dans une image distordue de vous-même, que vous vous croyiez au bord de la folie ou, à l’inverse, que vous vous preniez pour le prochain Messie. Le meilleur moyen de vérifier que vous êtes sain(e) d’esprit, c’est de veiller à rester en relation avec d’autres êtres humains.

J’accompagne moi-même depuis une dizaine d’années des personnes en émergence spirituelle. J’en ai moi-même une expérience de première main. En règle générale, il n’est rien à « faire » mais la présence de quelqu’un qui comprend de quoi vous parlez, qui vous offre un contenant solide et rassurant, qui vous invite à l’enracinement sur terre au travers de votre corps ainsi qu’à dissiper les peurs pour faire confiance au processus, peut faciliter le passage. Comme le dit le dicton Zen : « Avant l’illumination, les montagnes sont des montagnes. Pendant l’illumination, les montagnes ne sont plus des montagnes. Après l’illumination, les montagnes sont des montagnes ». Si pour vous, à ce stade, les montagnes ne sont plus des montagnes, vous êtes à risque de vous perdre dans cette immensité qui s’ouvre à vous. C’est pour cela que la tradition insistait sur la nécessité d’un maître, mais nous sommes à une époque où les maîtres se font rares, et surtout où les recettes collectives fonctionnent de moins en moins bien. Nous vivons une époque formidable où il apparaît que c’est à chacun(e) de tracer son propre chemin. Une chose est certaine : si de tels phénomènes surgissent spontanément dans votre vie, c’est que vous avez les moyens de les intégrer et que votre psyché poursuit un objectif bien défini, pour votre plus grand bien et celui de ceux qui vous entourent, par là.

Soyez tranquille, tôt ou tard vous trouverez votre propre chemin au travers de cette immensité, ou plutôt votre chemin vous trouvera quand vous aurez moins peur de lui. Vous ne risquez pas vraiment de vous perdre, et si cela semble arriver, c’est pour avoir la grande joie de vous retrouver, renouvelé(e). Tout au plus risquez-vous de perdre du temps, mais qu’est-ce que le temps en regard de l’Éternité qui s’ouvre à vous ? Bien sûr, ce n’est pas facile mais c’est justement ce qui fait de l’existence une aventure passionnante et sacrée. Si vous voulez, nous pouvons en parler, et écouter ce qu’en disent vos rêves.

GRAVE MALADIE ET FIN DE VIE


 S’il est un moment où il est, de mon point de vue, vraiment important d’écouter ses rêves, c’est quand une maladie semble risquer d’avoir une issue fatale ou quand vous devez vous préparer consciemment à quitter cette belle terre. Je ne suis pas un professionnel de la santé, fut-elle alternative, ou un guérisseur de quelque ordre que ce soit, et je ne vous dirai pas que cette démarche vous guérira ou retardera la fin ; je ne suis pas là pour vendre de l’espoir même s’il ne faut pas non plus fermer la porte aux miracles que l’âme peut opérer, mais alors ce n’est pas moi qu’il faut remercier. Mon rôle en tant qu’accompagnant est simplement de vous aider à faire face à la réalité en conscience. À l’approche de la fin, ou quand le pronostic vital est engagé, il semble que l’inconscient remonte comme la marée et offre une dernière chance de régler tout ce que l’existence comporte d’inachevé, en particulier dans les relations importantes. L’écoute des rêves peut alors permettre de comprendre quel est, du point de vue de l’âme, le sens de ce qui vous arrive, de vous aider à vous réconcilier avec votre destinée, quelle qu’elle soit, et d’affronter l’inéluctable avec la paix au cœur.

Je suis ouvert à toutes les croyances religieuses, incluant l’absence de croyances, l’athéisme et l’agnosticisme, ainsi qu’à toutes les positions philosophiques et attitudes spirituelles. Je vous encouragerai toujours à vous tourner d’abord vers les représentants officiels de votre foi si vous en avez une. Je suis d’abord au service de celles et ceux pour qui il n’y a pas d’asile, avec la certitude personnelle que l’existence est une aventure sacrée qui vaut la peine d’être vécue jusqu’au bout. Il n’est pas question pour moi de chercher à vous convaincre de quoi que ce soit, mais tout au plus de vous aider à entendre la vérité qui vous est propre telle qu’elle s’exprime dans vos rêves et dans vos images intérieures.



[1] Christina et Stanislas Grof, The stormy search for the Self (1990), traduit en français sous le titre À la recherche de Soi (Édition du Rocher, 1993).